L'importation des fruits et des légumes bio selon UglyFruits
Notre objectif : vous proposer des produits 100% de saison, et favoriser les fruits et légumes locaux. Nos paniers sont 100% suisses, ou bien ils s'en rapprochent fortement. On vous explique pourquoi en toute transparence
Parce qu’avant de nous jeter des pruneaux (moches, évidemment) à la figure, laissez-nous vous expliquer pourquoi — et surtout comment nous importons des fruits et légumes
Le mythe du “tout local, toute l’année”
Soyons honnêtes deux minutes. La Suisse, avec ses montagnes magnifiques et son foin de qualité, ne produit qu’une partie de ce qu’elle mange. En 2023, l’agriculture suisse couvrait 54% des besoins alimentaires du pays — et ce taux grimpe à environ 99% pour les produits animaux, mais retombe à seulement 42% pour les produits végétaux. Autrement dit : fruits et légumes sont, structurellement, la catégorie la plus dépendante des importations, avec 2,8 milliards de francs de fruits et légumes importés en 2023 (source : Office fédéral de la statistique, Statistique de poche Agriculture et alimentation, 2024-2025).
Ajoutez à ça la géographie et la météo : essayez de faire pousser des agrumes en janvier à Neuchâtel ou à Zurich ;-)
En entre-saison et en hiver, la diversité qu’on essaie de vous garantir dans vos paniers — pour éviter le énième panier 100% poireaux-carottes de février — passe forcément, à un moment, par une frontière.
Jusque-là, rien d’original. La vraie question, c’est : comment nous importons.
Notre astuce : on importe… via nos producteurs suisses
Plutôt que de passer par de grandes centrales d’achat anonymes, on s’appuie sur nos producteurs suisses pour sélectionner et importer certains produits qu’on ne peut pas cultiver ici, ou pas toute l’année.
Concrètement : ce sont eux qui gèrent la sélection, avec la même exigence que pour leurs propres récoltes. Le même œil, la même connaissance du terrain, appliqués à un produit qui vient d’ailleurs.
Pourquoi c’est malin plutôt que contradictoire ? Trois raisons :
1. Ça donne du travail (et du revenu) à nos producteurs suisses.
En 2023, le revenu agricole moyen d’une exploitation suisse s’élevait à 79’900 francs — un montant que la diversification des activités vient significativement compléter : les revenus dits “extra-agricoles” des ménages agricoles ont progressé de 5,5% cette année-là (source : Office fédéral de la statistique, cité par Blick, 2024). Confier l’import à nos producteurs, c’est une activité de plus pour eux, en dehors de leurs propres cultures et de leurs propres saisons.
2. Ça garantit la qualité qu’on veut.
Un producteur qui sait reconnaître un bon pruneau sait aussi reconnaître une bonne mandarine. La sélection ne change pas de logique juste parce que le produit a voyagé.
3. Ça garde la transparence qu’on vous doit.
Pas de boîte noire, pas d’intermédiaire anonyme entre le producteur et votre panier. Vous savez toujours qui a choisi ce que vous mangez, et pourquoi.
Et donc, concrètement ?
Un produit importé chez UglyFruits, ce n’est pas un accident de parcours ni un compromis qu’on cache sous le tapis. C’est un choix assumé : garantir la diversité de vos paniers toute l’année, sans sacrifier ni la qualité, ni le soutien à l’agriculture suisse — bien au contraire.
On ne prétend pas réinventer le commerce international. On essaie juste de faire les choses un peu plus intelligemment, à notre échelle : moche, mais bien pensé.