La Ferme du Lignon, à Vernier (GE), renouvelle ses poulaillers. Ces poules ne sont ni vieilles ni malades : elles pondent simplement un peu moins qu’à leur pic de production.
Réservation jusqu’au 11 septembre à 12h, directement auprès de la ferme. UglyFruits ne vend rien et n’encaisse rien : nous mettons juste en relation.
Sur place à la ferme, les 29 et 30 septembre et le 2 octobre. Minimum deux poules par adoption, et un poulailler prêt à les accueillir.
La mission d’UglyFruits, est d’offrir une seconde chance à ce qu’un système pressé écarte trop vite, en misant sur une autre façon de faire, plus vertueuse, face à des seuils de rentabilité qui décident un peu hâtivement de ce qui mérite une suite ou non.
On ne se substitue pas à une association de protection animale : on met à profit notre communauté pour donner à quelques centaines de poules une chance d’éviter l’abattoir, en s’appuyant sur l’expertise d’Adopte une cocotte, et pour donner de la visibilité à une réalité de la filière avicole que le grand public connaît mal. Nous travaillons aussi, dans un second temps, sur les petits œufs de début de ponte : un autre chapitre de la même histoire !
À 12 mois, une poule pondeuse n’est ni malade ni vieille. Juste moins rentable. Dans l’industrie, ça s’appelle être « réformée ».
Une poule pondeuse commence à pondre vers 18 semaines. Ses premiers œufs sont des « petits œufs », moins de 53g, et donc sous le calibre standard. Ils sont envoyés pour la plupart à l’industrie et rapportent à peine de quoi couvrir le coût du grain. La poule atteint ensuite son pic de production autour de 25-30 semaines. Puis, passé 12 mois, sa cadence ralentit légèrement et la coquille de ses oeufs devient trop fragile pour les trieuses et le transport : elle est donc remplacée par un lot plus jeune.
Les fermes ont en réalité peu de marge de manœuvre : les œufs ne sont pas vendus assez cher pour absorber un rendement plus faible, les débouchés pour des poules « en fin de cycle » sont rares, et le grand public connaît mal la réalité de la filière avicole. En bout de course, direction l’abattoir, et dans certaines régions de Suisse, faute d’autre débouché, le gazage.
En collaboration et avec l’aide de l’association Adopte Une Cocotte, qui place des poules réformées depuis plus de 4 ans chez des particuliers en Suisse romande, on vous présente la Ferme du Lignon, une institution à Genève, et on vous met en contact avec eux pour, potentiellement, sauver plus de 500 poules.
La Ferme du Lignon, sur la commune de Vernier, est une ferme urbaine et familiale qui existait déjà depuis le XVe siècle, bien avant que Genève ne vienne l’entourer.
Depuis 2012, sous l’impulsion de la famille Meyer, la ferme s’est transformée en un lieu vivant à plusieurs facettes : élevage, cultures, mais aussi accueil et pédagogie, avec des visites pour les écoles.
Côté élevage, 5 000 poules pondeuses (Lohmann Brown) vivent réparties sur trois poulaillers plein air. Côté cultures, 2 000 m² de maraîchage bio et 1,5 hectare de vignes complètent le domaine. La ferme vend aussi en direct sur son marché.
Une poule adoptée a besoin d’un espace adapté et de quelques précautions dès son arrivée. Voici ce qu’il faut avoir en place.
Le poulailler doit être 100% sécurisé contre les prédateurs (renards, fouines, rapaces) et fermé chaque soir, avec suffisamment de perchoirs. En journée, les poules ont besoin d’un espace d’au moins 50 m² où évoluer librement avec des points d’eau et de nourriture, des nichoirs garnis, une zone abritée, une zone sèche, de la verdure et un coin ensoleillé. Côté climat, l’essentiel est un poulailler sec et bien ventilé, sans courants d’air, le vrai risque en hiver.
Une poule ne s’adopte jamais seule : minimum 2 poules, car ce sont des animaux sociaux. Et en les accueillant, vous devenez légalement détenteur de volailles, une déclaration auprès de votre canton est obligatoire.
À l’arrivée, gardez vos poules environ une journée dans un espace plutôt sombre et pas trop grand, le temps qu’elles s’acclimatent. Leur alimentation est omnivore, à base de mélanges de graines équilibrés, avec de l’eau accessible en permanence. Si vous avez déjà des poules chez vous, n’introduisez jamais une seule nouvelle venue seule, elle risque de se faire harceler par le groupe en place. Privilégiez au moins deux nouvelles à la fois, dans une proportion raisonnable par rapport au cheptel existant.
Pour aller plus loin, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) publie un guide officiel complet : “Détenir correctement les poules”.
Retrouvez également plus d’informations sur : adopteunecocotte.ch
UglyFruits ne vend pas de poules et n’encaisse rien : notre rôle s’arrête à la mise en relation. La réservation et le paiement se font directement avec la Ferme du Lignon.
Vous avez maintenant toutes les informations essentielles pour accueillir une poule dans de bonnes conditions. Voici les coordonnées de la Ferme du Lignon pour passer à l’étape suivante.
Réservation possible jusqu’au 11 septembre aux tarifs suivants :
Retrait à la ferme :
Pensez à venir avec vos propres caisses de transport, un carton solide d’environ 65 x 31 x 24 cm, percé de trous d’aération sur toutes les faces, pour 2 à 4 poules maximum.
commande@ferme-du-lignon.ch — ou par téléphone, SMS ou WhatsApp au 076 495 80 30 (de 9h à 12h et de 14h à 16h).
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